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Comme une métaphore de la vie – article du nouvelliste

Comme une métaphore de la vie

Photo article Nouvelliste
Nadine Garnier pose avec Duquesa, la mère de Jairo, qui a gagné des prix lors
de la rencontre d’Avenches. Photo: SACHA BITTEL

PAR VALÉRIE BLOM

COLLOMBEY-MURAZ – Eleveuse de chevaux lusitaniens, Nadine Garnier a
remporté plusieurs prix au niveau national.

Grande, athlétique et empathique, Nadine Garnier est quelque peu à l’image de ses chevaux lusitaniens. Sur son domaine de Collombey-Muraz, elle accueille tout le monde avec le sourire. Ses deux fils s’apprêtent à partir en balade avec l’un des poneys, arrivé le jour même à l’élevage. L’un monte tandis que son frère choisit un autre type de selle, fixée au-dessus de deux roues. «Je travaille encore dans une banque à 60%, confie leur maman, en les regardant s’éloigner. Cela me permet de concilier ma vie de famille et mon amour des chevaux. Mais j’espère pouvoir bientôt en vivre.»

Depuis dix ans, Nadine Garnier s’est spécialisée dans les chevaux de type lusitaniens. «J’en suis tombée amoureuse.» Comme un joueur de tennis, elle estime avoir trouvé sa «zone». Et récemment, lors du 6e Festival du cheval lusitanien d’Avenches, elle a remporté deux premières places, une médaille d’argent et le titre du meilleur cheval de sa race en Suisse avec Jairo, un étalon d’un an, produit de l’élevage. «Ces équidés me plaisent car ils sont complets. Ils sont capables d’affronter des taureaux et d’être les champions du dressage. Et ils conquièrent le cœur des gens.»

Initiée par son père

L’histoire de Nadine Garnier est familiale. Le domaine de Collombey-Muraz appartenait déjà à son père. Agriculteur, c’est lui qui lui a offert son premier poney. «Mon papa est finalement à l’origine de l’aventure de ma vie.»

A son décès, il y a quatre ans, son frère a repris le fonds de commerce paysan en partageant le territoire avec sa sœur, pour qu’elle puisse y installer ses chevaux. Mais le rêve de la Collombeyroude était d’avoir un endroit adapté à l’accueil et au travail avec les bêtes. Depuis deux ans, elle est donc également la propriétaire du manège de Monthey.

La jeune femme de 36 ans n’a pas conservé toute sa vie le contact avec le monde du cheval. En grandissant, elle l’a perdu pendant quelques années. «Ensuite c’est mon mari, Florian, qui m’a poussée à reprendre les rênes»,
avoue-t-elle en souriant.

C’est ainsi qu’elle est partie en France avec un ancien professeur d’équitation, Alain Devaud, pour y chercher deux juments. «Je l’avais connue en tant qu’élève, relève-t-il. C’est quelqu’un de très investi dans sa passion.» Nadine Garnier s’est ensuite rapidement distinguée lors de compétitions rassemblant
les amoureux de la race. «Pour l’heure, la Suisse compte encore très peu d’éleveurs de chevaux lusitaniens, pondère Alain Devaud. Cela reste tout à son honneur de se démarquer, et de faire connaître l’espèce.»

Poésie portugaise

Depuis, l’élevage a grandi. Pour l’illustrer, Nadine Garnier se lève pour présenter son domaine. Certaines femelles sont portantes. Les poulains sont heureux de voir arriver leur maîtresse. La plupart ont le crin rasé, et les jeunes mâles ont aussi la queue coupée. «Il s’agit d’une tradition que je tiens à respecter. Dans leur pays d’origine, ils sont intégrés aux danses folkloriques. Une forme de poésie portugaise.»

Toujours se remettre en selle

Chevaux et poneys sont en stabulation libre. Sans être abandonnés à leur champ pour autant. Nadine Garnier leur applique une hygiène rigoureuse. «Homéopathie, nutritionniste, ostéopathie, etc. Ils ont droit aux mêmes soins que des humains.» La Chablaisienne cherche à s’impliquer autant auprès des gens qui ont des bêtes en pension. «L’objectif, c’est que les gens repartent ressourcés. Même si c’est impossible de viser «le sur-mesure.»

Sa relation au cheval est une métaphore de sa propre vie. «Lorsqu’on chute, il faut se relever et se remettre en selle. Sans tarder.» Particulièrement dans le monde de l’équitation, qui n’est pas toujours tendre avec ses adeptes. «Mes collègues cavaliers n’ont pas toujours apprécié mon esprit ouvert sur les différentes manières d’aborder l’animal. On ne peut pas toujours éviter le conflit. Mais je ne reste pas figée là-dessus. J’avance.»

Comment s’est passée la reprise du manège de Monthey?

C’était une offre inespérée dans la région, nous n’avons donc, mon mari est moi, pas voulu la laisser passer.
A l’origine, Philippe Kunz conservait l’usufruit. Malheureusement, il est tombé malade et est décédé. A ce moment-là, cela a été compliqué car les gens sont venus se servir dans l’enceinte du manège. C’est pour cela que nous avons avec mon mari tout cadenassé en juin. Nous souhaitions simplement protéger notre bien.

Le manège est en travaux. A quoi ressemblera-t-il dans quelques semaines?

Nous avons énormément œuvré à le remettre aux normes. Nous espérons l’ouvrir pour la mi-octobre. Il y aura des poneys, donc les enfants seront les bienvenus! J’ai déjà reçu des coups de fil de personnes intéressées. Je compte remettre en place des ateliers pour les plus jeunes, et peut-être même des séminaires pour les adultes. Tout cela est appelé à se développer. Le restaurant proposera aussi une nouvelle carte.


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